Dansons sous la pluie

31.05.2018

Impossible de ne pas avoir pris l’eau à Paris ces derniers jours. Alors j’ai eu envie de parler de cette pluie dont se plaignent toujours les parisiens. Cela m’a fait penser au regard que l’on porte sur les choses. La pluie: une métaphore de notre vie? On peut la regarder avec des yeux emerveillés ou bien se cacher derrière elle en jouant la défaite.
« Sur la voute des cieux, notre histoire est écrite » (L.Racine)? Là encore, question de point de vue. Et à ce propos je vous invite à lire « Avoir le courage de ne pas être aimé », un dialogue entre un philosophe et un écrivain japonais, qui interroge sur la véritable liberté, celle de refuser le fatalisme, et être conscient de la subjectivité de notre regard. Il ne tient qu’à nous de changer, et d’être heureux, joyeux, et… de danser sous la pluie.

Ecoute la tomber, l’averse parisienne,
Un jour brume légère, l’autre pluie diluvienne,
Humeur imprévisible aux mille et un visages,
Elle veille sur ceux dont le coeur fait naufrage.

Elle est triste à pleurer, l’averse parisienne,
Pour l’âme solitaire qui derrière les rideaux,
Semble compter les gouttes échouées sur les carreaux,
Il lui est bien égal que le soleil revienne.

Elle cache bien son jeu, l’averse parisienne,
Comme une demoiselle aux allures mondaines,
Ses traits évaporés, ses dentelles graciles,
Drappent d’eau et de glace nos membres immobiles.

Eternelle amoureuse, en proie au coup de foudre,
Décor de cinéma pour liaisons adultères,
Elle bénit les unions que rien ne peut dissoudre,
Et couvre d’un linceul les passions éphémères.

Ecoute la chanter, l’averse parisienne,
A son diapason, tu danses à perdre haleine,
Et tous ces parapluies aux couleurs d’arc en ciel
Te feront tournoyer jusqu’à l’année prochaine.

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