L’envol

17.06.2018

Une affiche en noir et blanc: Une silhouette qui s’élance vers le ciel. Ou vers la mer? La photo est libre d’interprétation.

Il est rare qu’une exposition me donne tant envie de la découvrir. Le jour-même, me voilà à La Maison Rouge. Un espace que je ne connaissais pas, très contemporain, et dont l’architecture épurée se fait oublier pour mieux mettre en valeur les oeuvres. Notre esprit flotte, on est en lévitation.

 

Il ne vous reste que quelques mois pour découvrir l’espace et l’exposition: la Maison Rouge fermera définitivement ses portes en octobre 2018…alors chaussez vous baskets et sautez dans le premier métro jusqu’à Quai de la Rapée. https://abcd-artbrut.net/actualite/envol-la-maison-rouge/

L’envol est interprété d’une multitude de façons: peintures, sculptures, art primitif, performance art, vidéos. On prend conscience du fait que quelles que soit les époques, les cultures, les réligions, les hommes ont toujours rêvé de voler. Voler, c’est échapper à la pesanteur du quotidien. Voler, c’est croire en ses rêves. Voler c’est refuser l’impossible.

L’oeuvre qui m’a inspirée le plus est ici en photo. Ces ailes posées sur le dossier d’une chaise, façe à une table de travail.
Voilà surement ma façon de m’envoler.
Embarquement immédiat.

L’envol

Un soir me sont poussées des ailes,
Un vers, une rime, un poème,
Tombé le masque, j’ai déchiré,
La photo sur papier glacé.

Peut-être y laisserai-je des plumes,
Plonger la tête au creux du nid,
Planter le bec dans ses ennuis,
Risquer la chute sur le bitume.

Ce soir pour partir en voyage,
Je m’éloignerai du rivage,
Et ma pudeur mettra les voiles,
Sous un ciel noir et sans étoiles.

Mais elle s’envolera ma plume,
Comme allégée, sans amertume,
Elle dansera avec le vent,
Telle un radeau sur l’océan.

Les mots glisseront sur les vagues,
Des euphories, des vagues à l’âme,
Puis la mer d’huile, l’horizon clair,
Le repos de l’aventurière.

Comme elle est douce et tendre ma plume,
Quand mon coeur quelquefois s’embrume,
elle vient me redonner des ailes,
Et je m’envole vers le soleil.

 

 

Une réflexion sur « L’envol »

  1. Mes vers fuiraient, doux et frêles ….

    Bonjour
    Votre poème me fait penser à celui de Victor Hugo…
    Mille bravos pour votre blog…

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