Lettre à un petit inconnu

Petit inconnu, que sera ta destinée?
Alors que pour l’instant je te couve, te  materne,
Tu voudras dans huit mois voir de tes propres yeux,

Le monde sera pour toi un grand terrain de jeu.

Petit inconnu dont le cœur bat déjà,
Es-tu fille ou garçon? intrépide ou artiste?
La vie sera-t-elle labyrinthe ou jeu de piste?

Aimeras-tu sourire ou bien rire aux éclats?

Petit inconnu tu as à peine un mois,
Et déjà de ton être tu imprègnes mon âme,
Du matin jusqu’au soir tu suscites mes joies,

Tu berces mon sommeil ou fais couler mes larmes.

Petit inconnu de quelques millimètres,
La vie t’appartiendra, riche de ses promesses,
Saisis-la sans frémir, réjouis-toi sans cesse,

De ce champ des possibles qui comblera ton être.

Petit inconnu, tu n’es pas encore là,
Mais déjà il me semble si bien te connaître,
Telle une louve inquiète je voudrais te faire naître,

Dans une bulle sans heurt, te guider pas à pas.

La vie est une amie, apprivoise la vite,
Ose t’en défier, marche d’un pas résolu,
Laisse tes rêves te porter en terres inconnues,

Toujours ils t’offriront le plus tendre des gîtes.

Petit être sans nom, me voici ta maman,
Si la vie t’égratigne, j’apaiserai ton tourment,
Et lorsqu’un grand bonheur éblouira tes yeux,

Je saurai alors ce que c’est qu’être heureux.

Elle rêve

Auteur: Le Cahier Rouge / Musique, voix, choeurs, guitares: Zaré / Arrangements, basse, claviers: Damien Hervé

Pourquoi devrait-elle choisir ?
Alors que noir et blanc s’attirent ?
Deux artères pour un seul cœur,
Pour qu’elle vibre à l’intérieur.
 
Pourquoi se taire, pourquoi rougir ?
Comme un secret qu’il faut enfouir,
Comme un trésor que l’on enterre,
Qui ne verra plus la lumière ?

Elle rêve, rêve de quitter l’arène
Se sentir libre et elle-même,
Sans pleur, sans briser de cœur,
Sans miser sur la douleur.
 
Elle rêve, rêve de fuir les habitudes,
Vibrer dans l’incertitude, 
Elle aime sentir ces papillons,
Même si bientôt ils s’en iront.

Comme on tire à pile ou face,
Elle lance une pièce et fait l’impasse.
Si elle choisit, elle renonce,
Cueillir le fruit mais pas les ronces.
 
Pourquoi l’amour ou l’attirance ?
Le quotidien ou bien la danse ?
Une seule épaule pour ses errances,
Tout ça ne fait aucun sens.

Elle rêve, rêve de quitter l’arène
Se sentir libre et elle-même,
Sans pleur, sans briser de cœur,
Sans miser sur la douleur.
 
Elle rêve, rêve de fuir les habitudes,
Vibrer dans l’incertitude, 
Elle aime sentir ces papillons,
Même si bientôt ils s’en iront.